dignité et soutien
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Je m'appelle Gil Bréac. Ce que je m’apprête à vous raconter n’est pas spectaculaire. C’est même une histoire très simple. Mais justement, c’est peut-être pour cela qu’elle mérite d’être racontée : parce qu’elle montre qu’un geste anodin, à un moment juste, peut tout changer.
À ce moment-là, avec le docteur David Bouillon, nous étions en pleine promotion de notre film documentaire Serment d’Hippocrate et Dignité. Projections, conférences, interviews… L’agenda était dense. Et c’est justement dans ce contexte, entre deux rendez-vous, que je lui ai demandé un service : j’avais besoin d’une prise de sang pour un scanner à venir, pouvait-il me faire une prescription ?
Il m’a répondu simplement :
— « Tant qu’on y est, pourquoi ne pas en profiter pour faire un bilan complet ? »
J’ai trouvé l’idée pertinente. Ce n’était pas la première fois que je faisais une prise de sang, mais jamais aussi poussée. Cette fois, il y avait tout un panel de marqueurs, dont certains tumoraux comme le PSA, qui concerne la prostate.
Quelques jours plus tard, David m’a appelé. Sa voix était calme, mais je l’ai senti attentif. Le taux de PSA était anormalement élevé. Il m’a conseillé de consulter rapidement un urologue. Ce que j’ai fait. Les examens ont confirmé l’alerte : IRM, biopsie… le verdict est tombé — cancer de la prostate. Mais diagnostiqué très tôt, tellement tôt qu’un traitement très léger a suffi : cinq séances de radiothérapie, sans chirurgie, sans chimiothérapie.
Et aujourd’hui, je vais bien.
Si je témoigne ici, c’est pour dire une chose très simple : sans cette prise de sang complète, je n’aurais rien su. Je n’avais aucun symptôme. Aucun signe. J’aurais sans doute attendu que quelque chose cloche. Et alors, le cancer aurait été détecté plus tard, peut-être trop tard. Oui, cette prise de sang m’a coûté 200 euros. Ce n’est pas rien. Mais face aux coûts humains et médicaux qu’un cancer avancé aurait impliqués, c’est peu. Très peu. Et je ne parle pas seulement d’argent : je parle de qualité de vie, de fatigue, de douleur, d’angoisse. Je parle de ce qu’on évite quand on est écouté, quand un médecin prend le temps d’aller plus loin. Je ne suis ni médecin, ni expert.
Mais j’ai eu la chance de croiser le bon regard, au bon moment. Et je pense sincèrement que ce type de dépistage élargi devrait être proposé bien plus souvent — et mieux remboursé aussi. Aujourd’hui, je suis vivant, debout, et reconnaissant. Reconnaissant d’avoir pu bénéficier de cette médecine-là : attentive, prévenante, humaine.
Et si ce témoignage peut encourager ne serait-ce qu’un seul lecteur à demander une prise de sang plus complète, ou à écouter cette petite voix intérieure qui dit « et si on vérifiait quand même ? », alors j’aurai transmis quelque chose d’essentiel.
Gil Bréac
Réalisateur du film Serment d’Hippocrate et Dignité
Témoin… et patient sauvé par une écoute juste.
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